• Ecrire à partir d’un brouillon collaboratif oral au cycle 3

     La production d’écrit est un domaine qui me tient vraiment à cœur et pour lequel je suis en recherche perpétuelle; d’une part, parce que les pratiques d’écriture, même courtes, sont en augmentation avec le numérique, ensuite car l’écrit est souvent, dans le monde scolaire ou professionnel, le premier contact avec celui qui nous « évaluera ». Maitriser l’écrit me semble donc être un pouvoir sur le monde et sur l’avenir. D’autre part, l’écriture est un apprentissage quasi exclusivement scolaire (davantage que le langage ou la lecture par exemple), les écarts sociaux ne devraient donc pas se creuser dans ce domaine, et pourtant….

     

    Suite à des lectures très intéressantes, et grâce à mes super collègues toujours partantes, j’ai testé un nouveau dispositif de production d’écrit dans 2 classes : un CE2/CM1 et un CM1/CM2.

     

    Pour commencer, petit rappel des programmes en cours dans ce domaine avec les compétences visées (parce qu’on ne fait pas que s’amuser à faire des expériences sur nos élèves quand même…):

    Rédiger un court texte narratif en veillant à sa cohérence temporelle (temps des verbes) et à sa précision (dans la nomination des personnages et par l’usage d’adjectifs qualificatifs), en évitant les répétitions par l’usage de synonymes, et en respectant les contraintes syntaxiques et orthographiques ainsi que la ponctuation.
    Améliorer (corriger et enrichir) un texte en fonction des remarques et aides du maître.

    La production d’écrit est un domaine très compliqué dans lequel se cumulent les difficultés des élèves. Les productions, en cycle 3, sont souvent difficilement lisibles, tant l’orthographe y est approximative. Les effets d’un travail exigeant sur la vigilance orthographique dès le CP se font sentir chez nos actuels CE2, mais en ce qui concerne les CM, c’est encore très compliqué. Ça l’est d’autant plus que le turnover est assez important dans notre école, et la moitié des élèves est arrivée en cours de scolarité élémentaire. 
    Par ailleurs, dans ces classes, l’envie de produire est là malgré la difficulté, et on ne peut se « contenter » d’un travail axé sur l’orthographe. La syntaxe, la cohérence, la cohésion, ce qui rend un texte intéressant, …, tout doit être mené de front, avec les difficultés que cela provoque.

     Attention, article fleuve... Si vous ne voulez que la séquence sans les commentaires, descendez longtemps jusqu'au bas de l'article!

     

    Ecrire à partir d’un brouillon collaboratif oral au cycle 3

    Ecrire à partir d’un brouillon collaboratif oral au cycle 3La découverte d’un article de Thierry Geoffre (Étude du contrôle orthographique d'élèves de CM2. Situations de planification collaborative. Le français aujourd'hui, 181, 47-57, 2013) m’a conduite à tester la pratique du brouillon collaboratif : « Son principal objectif est d’alléger la charge cognitive lors de la mise en texte. La planification se fait en groupes et uniquement à l’oral, les élèves disposent d’un temps d’échange pendant lequel ils doivent planifier ce qu’ils vont écrire. Ce temps d’échange, en autonomie, sans intervention de l’enseignant, est enregistré avec pour exigence que la planification soit clairement énoncée à la fin du temps de travail, sous la forme d’un énoncé oral, au cours des cinq dernières minutes. Cela permet aux élèves de disposer d’une trame narrative, de personnages, dans le respect de la consigne et une construction collaborative. La suite du travail est une reprise en différé de cet énoncé oral, par le biais d’une écoute de l’enregistrement, avant une écriture individuelle. […] Ce dispositif étant inclus dans un protocole de déroulement de la production écrite clairement identifiable par les élèves, il n’est pas une simple aide aux idées. Il est d’ailleurs suivi de plusieurs séances d’écritures, et de réécritures, notamment avec grilles de critères établies collectivement ».

    En ce qui concerne notre sujet de production d’écrit, il s’agissait d’écrire à partir d'images séquentielles tirées d’un album sans texte : Le voleur de poule (Béatrice Rodriguez, Autrement Jeunesse). Les 3 images choisies permettent de comprendre le récit, tout en ayant plusieurs interprétations possibles ; elles permettent d’entrer dans les détails descriptifs et dans l’interprétation quant aux sentiments des personnages.

    Ecrire à partir d’un brouillon collaboratif oral au cycle 3     Ecrire à partir d’un brouillon collaboratif oral au cycle 3     Ecrire à partir d’un brouillon collaboratif oral au cycle 3

    Après présentation des images et des « contraintes » d’écriture (substituts, connecteurs, sentiments évoqués…), les élèves sont répartis en groupes de 3. Les groupes sont hétérogènes, dans le lexique mental à disposition de l’élève comme dans l’imagination, le comportement face au travail ou la personnalité. C’est la coopération, la collaboration qui est visée. Chacun a des qualités à apporter au groupe.

    Le seul outil donné aux élèves à ce moment est une liste de connecteurs temporels, logiques et spatiaux, ainsi que la liste des contraintes d’écriture. Un outil pour s’enregistrer était laissé à leur disposition (dictaphone, tablette, smartphone, ordi).

    lexique connecteurs

    critères réussite groupe

    Nous avons laissé la possibilité de s’enregistrer plusieurs fois. C’est à ce moment que les élèves précisent leur récit, entrent réellement dans la narration, le choix des mots… Le jeu de la répétition permet aux élèves de s’approprier des formulations, un lexique qu’ils n’auraient pas employé seuls. Certains élèves ont véritablement conté leur récit, en mettant le ton, insérant du dialogue direct.

    Voilà un exemple du 1er et du 2ème enregistrement d’un groupe de CE2 :

    Le renard et ses amis

     

    Le renard invita ses amis chez lui, et il prendent le petit gouter et après la poule parle trop, après le renard dit: "J’en ai marre maintenant, je vais la manger ».

     

    Puis après, il escalada le mur entier, les gros rochers. L'ours tomba sur un rocher, il reprit la marche.

     

     Et la poule et le renard se mettaient d'accord, et puis, enfin, tout le monde prena un chocolat chaud, et puis le boiva.

     

    Le renard et ses amis

     

    Le renard invita ses amis chez lui pour prendre le gouter, et après la poule parle trop, après le renard dit:" J'en ai marre maintenant, je vais te manger toute crue, ça y est!"

    Puis, ils marchèrent longtemps longtemps, l'ours le lapin et les autres poules courirent après le renard, il parcourut des grosses grosses dunes, des rochers, des gros gros rochers.

    Et ils se metta d'accord. La poule disa :"On voulait te faire ton anniversaire, petit renard, ne t'inquiète pas! Je ne parlais pas trop, c'était que pour rigoler, hu hu hu!"  Et puis on boiva tout le monde un chocolat chaud.

     

    Ecrire à partir d’un brouillon collaboratif oral au cycle 3On voit à l’œuvre ici l’épaississement du « texte », notion chère à Dominique Bucheton (passionnante, écoutez-la, regardez-lalisez-la !)

    « Le travail de réécriture d’un texte amène son auteur à multiplier, complexifier les significations de celui-ci. Pour autant, le texte ne s’allonge pas forcément. Il peut même parfois être plus dense et plus court. Ce travail d’épaississement des significations s’accompagne d’une complexification importante des usages du langage devenant plus souple et polysémique. » (Bucheton D., Refonder l’enseignement de l’écriture, Retz)

     

    Ecrire à partir d’un brouillon collaboratif oral au cycle 3

    Ecrire à partir d’un brouillon collaboratif oral au cycle 3La deuxième séance débute par un rappel des critères, puis une écoute du brouillon oral de son groupe par chaque élève, avant de passer à l’écriture d’un brouillon individuel écrit. En fin de séance, une relecture avec différentes focales est menée par l’enseignante, point par point. Chaque élève est invité à observer, marquer sur son texte s’il a respecté les critères en entourant, soulignant… Bien entendu, s’il constate n’avoir pas respecté les consignes, il est encouragé à remédier à ça. L’inspiration, un peu détournée et à perfectionner, vient ici du balisage de texte proposé par D. Cogis et C. Brissaud dans Comment enseigner l’orthographe aujourd’hui (Hatier), encore une bible !

    critères réussite élève

    Dans les faits, cette étape de relecture a donné lieu à de bons repérages mais à peu d’autocorrection ou d’amélioration. Les élèves avaient besoin d’accompagnement et d’être outillés davantage pour mener ce travail. Ce sera donc l’objet de la séance suivante.

     En ce qui concerne la qualité orthographique de ce premier jet écrit, hum hum… Disons que ça aurait sans doute été pire sans le brouillon oral ! Ce n’est vraiment pas gagné encore… Par contre, les textes présentaient une unité de temps, des connecteurs, une syntaxe correcte, une segmentation correcte pour la plupart.

     

    Ecrire à partir d’un brouillon collaboratif oral au cycle 3

    Ecrire à partir d’un brouillon collaboratif oral au cycle 3

     

    Ce premier jet a donc été ramassé, ainsi que la grille de critères complétée par l’élève lors du balisage du texte. La correction des productions élèves me pose toujours énormément de soucis. Il est impensable de leur laisser corriger l’intégralité de leurs erreurs orthographiques, syntaxiques, et en plus de leur demander d’améliorer la structure du texte puis ses détails. Si je corrige moi-même l’ensemble des erreurs formelles, pour certains le texte deviendra difficilement lisible ou très rouge… Bref, la correction est toujours un moment de choix difficile : choix de ce que l’on veut travailler, de ce qu’on veut obtenir à l’issue de cette phase, encourager à améliorer et donner des outils et non pas décourager devant une tâche insurmontable…

     

    En général, j’effectue une première lecture de l’ensemble des productions. Une fois encore, je me retrouve bien dans cette citation de D. Bucheton : « Il y a urgence à enfermer son stylo rouge dans la trousse lors de la première lecture d’un texte, pour pouvoir entendre ce que le texte commence à murmurer ! ». Lors d’une seconde lecture, différée, je prends des notes sur les erreurs et éléments à améliorer dans les copies. Ça me permets de choisir ce sur quoi portera le travail collectif d’amélioration, ce qui sera traité en commun car récurrent, et ce qui sera traité individuellement. On n’est pas en situation d’évaluation mais d’apprentissage, il ne faut pas hésiter à apporter des enseignements ; rien ne se construit tout seul.
    Cette fois, j’ai pris le parti de laisser le moins de traces possible de mon passage sur l’écrit de l’élève. Ma correction s’est effectuée sous son texte : j’y ai écrit l’ensemble des mots mal orthographiés, comme un dictionnaire personnel, ainsi que des conseils personnels, adaptés aux erreurs fréquentes et aux capacités des élèves (ex : Vérifie que ton texte est coupé en phrases. Vérifie que tu as bien choisi il ou ils…). J’ai également renseigné la grille de critères à l’aide d’un codage (+, -, +-) et d’un petit commentaire au besoin. 

     

    Ecrire à partir d’un brouillon collaboratif oral au cycle 3

    La troisième séance a donc d’abord porté sur un travail collectif de recherche de substituts, un rappel de la ponctuation du dialogue, ainsi qu’un point méthodologique sur comment ajouter un passage à son texte. Les élèves ont ensuite d’abord travaillé sur leur brouillon, corrigeant, améliorant, ajoutant des détails. Enfin, ils ont recopié leur production, leur 2ème jet.

    Ecrire à partir d’un brouillon collaboratif oral au cycle 3           Ecrire à partir d’un brouillon collaboratif oral au cycle 3Ecrire à partir d’un brouillon collaboratif oral au cycle 3

    Les élèves ont réellement joué le jeu de la révision et ne se sont pas contentés de corriger les erreurs d’orthographe. La grille de critères et le guidage personnalisé par les remarques semblent  efficaces.

    Sur le fond, il manque chez quasi tous les groupes un élément essentiel du récit, qui correspond à la part d’inférence laissée par les images choisies. La plupart des textes passe d’un état d’affrontement entre les personnages, à un état d’équilibre et de paix, sans expliquer ce revirement. Aucun élève n’a émis l’idée d’une histoire d’amour entre la poule et le renard, la seule explication donnée, par un groupe seulement, étant une blague de celui-ci.

     

    Ecrire à partir d’un brouillon collaboratif oral au cycle 3

    Je voulais proposer aux élèves de réécrire leur texte, en leur demandant de réfléchir à ce qui a bien pu se passer à ce moment.

    « Réécrire un texte, ce n’est pas le corriger. Ce n’est pas l’améliorer. C’est le penser et l’écrire à nouveau en poursuivant la réflexion sur le noyau sémantique de départ. C’est le remettre en mouvement sur tous les plans. » (Bucheton D., Refonder l’enseignement de l’écriture)

    Dans son ouvrage, Dominique Bucheton propose des dispositifs de réécriture dans lesquels le premier écrit n’est pas disponible à l’élève, et les résultats exposés sont particulièrement intéressants. Je n’ai jamais testé ce procédé, mes collègues non plus. De nouveaux dilemmes se sont donc posés à nous : Faut-il leur laisser leur première version et leur faire écrire seulement le blanc du texte ou leur soustraire ce premier jet ? Faut-il différer cette réécriture ?

    Pour réfléchir aux implications de ces choix nous avons rempli ce petit tableau, proposé par Roland Goigoux en formation:

     

    Qu’est-ce qu’on y gagne (du côté de l’élève, de l’enseignant, des apprentissages)

    Qu’est-ce qu’on y perd (du côté de l’élève, de l’enseignant, des apprentissages)

    Proposition : Faire réécrire le texte avec le 1er jet sous les yeux.

    El : moins couteux, ont la possibilité de seulement remplir les blancs du texte.

    N’ont pas l’impression de recommencer un travail auquel ils ont déjà consacré du temps.

    Ont sous les yeux une base orthographiquement correcte.

    Situation d’auteur davantage réelle.

    Risque de rupture dans le récit, risque d’un récit saccadé, avec un morceau rajouté sans qu’il ne soit vraiment relié au reste.

    Risque d’enrichissement succinct.

    Ens : ne voit pas si les apprentissages des séances précédentes sont réinvestis.

    L’élève risque de ne travailler qu’une partie du texte, alors que l’ensemble pourrait être amélioré avec une réécriture différée.

    Alternative :

    Faire réécrire l’histoire, sans images et sans texte du 1er jet

    Les élèves font appel à ce qu’ils ont construit dans les séances précédentes (connecteurs, substituts) et peuvent véritablement réécrire leur texte en l‘épaississant.

    Enseignant peut évaluer la portée de l’enseignement précédent en voyant s’il est réinvestit sans guidage.

    El peut s’émanciper de son 1er jet et réellement reconstruire une narration plus cohérente.

    Risque que finalement ces textes soient moins riches en connecteurs, substituts.

    Risque de beaucoup d’erreurs orthographiques.

    Risque de grosse déception à cet égard.

    El : Plus difficile de repartir de rien. Peuvent avoir l’impression de refaire un travail sur lequel ils ont déjà passé du temps.

     

     Ça ne nous a pas aidées à trancher, et finalement nous avons décidé, avec l’enseignante de CE2/CM1 de choisir la première solution, et avec l’enseignante de CM1/CM2 de choisir l’autre. Dans les deux cas, nous avons précisé aux élèves que nous voulions qu'ils inventent ce qu'il se passait pour que les ennemis deviennent amis à la fin. 

    Le verdict: Sans aucun doute, la réécriture entière a été beaucoup plus intéressante (bon, j'avoue que j'avais envie que ce soit le cas!).

    Cette réécriture a eu lieu au moins 15 jours plus tard, et les élèves n'avaient donc que partiellement leur premier texte en mémoire. Ils ont donc pu s'en émanciper, et procéder à une réelle réécriture. Bien plus que dans le cas de la réécriture partielle, ils ont réussi à répondre à la consigne précisée de trouver une justification à la situation finale. Leurs textes sont plus longs, et bien plus intéressants que les premiers.
    Je n'ai pas fait d'étude plus poussée, mais les connecteurs ont été réemployés, la description, le dialogue et les sentiments des personnages sont davantage évoqués. Seul l'emploi de substituts semble encore une réelle difficulté à continuer de travailler. En ce qui concerne l'orthographe, pas de différence notable entre les 2 alternatives finalement. C'est mieux, mais là encore il y a beaucoup à faire.

     

    Ecrire à partir d’un brouillon collaboratif oral au cycle 3

    Les deux dispositifs testés (le brouillon collaboratif oral et la véritable réécriture différée) m'ont semblé vraiment pertinents, et à réutiliser régulièrement afin d’en éprouver l’efficacité.

     Ce qu’il faut garder comme principe, c’est d’être clair sur les objectifs que l’on souhaite travailler sur telle ou telle production, clair dans notre préparation, et clair pour les élèves. L’utilisation d’une « liste de critères » (le terme ne me plait pas mais je ne trouve pas mieux) permet à cet égard de rendre explicites nos attentes. Pour ma part, j’ai beaucoup de mal à limiter ces objectifs, à les choisir, et j’ai une forte tendance à m’éparpiller et à perdre de vue l’objectif principal de départ. 

    Enfin, il est important d’outiller les élèves, avant, pendant la production, outils « matériels » ou « réflexifs ». La séance de production d’écrit est une séance d’apprentissage, et cet apprentissage est bien compliqué !

     séquence voleur poule

     

     

           

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  • Commentaires

    1
    sam
    Mercredi 9 Décembre 2015 à 22:57
    Une excellente analyse très intéressante pour ma part. Moi qui ai des cm1/cm2... Mon ancien ien à la retraite à présent préconisait également de passer par une première correction collaborative afin de permettre à tous les enfants de repérer les critères présents et manquants dans leur texte... En 3eme période, j'aimerais faire comme toi car l'écriture est bien l'un des points faibles des élèves en primaire je pense... Je ne manquerai pas de lire également tes références données. Merci!
    2
    Jeudi 10 Décembre 2015 à 07:31

    Merci de ton commentaire!

    3
    Jeudi 10 Décembre 2015 à 21:54

    PASSIONNANT!!!!! Merci!

      • Jeudi 10 Décembre 2015 à 22:08

        hhaaa, c'est gentil! T'as vu je fais des efforts: du son, des images, c'est un boulot de maintenir l'attention! ;-)

    4
    PICARD
    Vendredi 11 Décembre 2015 à 21:19

    pour ceux que ça intéresse, un peu de partage dans le même esprit à

    http://centre-alain-savary.ens-lyon.fr/CAS/education-prioritaire/ressources/theme-1-perspectives-pedagogiques-et-educatives/test-tableau-calameo

     

      • Vendredi 11 Décembre 2015 à 22:11

        Mais oui bien sûr! En plus j'y avais pensé en choisissant ces images!

    5
    PICARD
    Vendredi 11 Décembre 2015 à 21:27

    et sur le remarquable oubrage de Catherine Brissaud et Danièle Cogis :

    http://www.cafepedagogique.net/lemensuel/laclasse/Pages/2012/129_3.aspx

    6
    Vendredi 11 Décembre 2015 à 21:39

    Coucou

    Merci pour ce bel article. Pour ma part, nous travaillons essentiellement la forme au premier atelier, l'enrichissement (substituts, connecteurs...) au deuxième. Les fautes sont corrigées à la fin....

    top comme toujours cool

    7
    Vendredi 11 Décembre 2015 à 22:14

    Merci ma Lala! Reviens-tu parfois sur le fond?

    J'admire ta capacité à lire ça un vendredi soir de décembre! J'ai 350 articles dans mon Blog'lovin, j'attends les vacances pour rattraper mon retard!

    8
    Vendredi 11 Décembre 2015 à 22:26

    J'ai également du retard mais tu es dans mes priorités de lecture winktongue

    Ce sont les élèves eux-mêmes qui peuvent éventuellement revenir sur le fond au moment de la réécriture tapée sur ordi mais c'est très très rare. sinon, je le fais de façon très individuelle avec les plus fragiles. Enfin, il arrive qu'un écrit soit discuté collectivement (8 élèves en atelier) Je tourne mes ateliers sur 3 semaines environ, je ne veux pas que cela soit plus long pour ne pas qu'ils se lassent et surtout afin d'entrer dans plus de projets.

    9
    Samedi 12 Décembre 2015 à 20:08

    J'ai enregistré ton article.... je suis trop fatiguée pour le comprendre à sa juste valeur! Je reviens vite!

      • Samedi 12 Décembre 2015 à 20:25

        he Pas si claire que ça alors! sarcastic

        Bon, t'as eu une semaine difficile, on va dire que c'est ça!

    10
    Samedi 12 Décembre 2015 à 20:51

    Si SI super claire ! Mais vu que je veux le présenter à mes collègues de C3, il faut que je sois bien sure de moi, et là.... j'ai déjà du mal à écrire une phrase qui veut dire quelque chose alors lire un article comme celui là et être capable de le retranscrire .... j'en suis incapable.

    Semaine difficile.... le mot est faible....

    11
    Dimanche 13 Décembre 2015 à 14:13

    Superbe article Julie ! Merci !

    C'est vraiment passionnant à lire !

    (tu sais quoi, j'ai pris du plaisir à lire ton article un dimanche !)

    12
    Dimanche 13 Décembre 2015 à 15:14

    Merci merci Olivier! Ça me fait très plaisir!

    13
    Samedi 19 Décembre 2015 à 18:47

    J'ai tout relu ! Tout compris :)

    Mercredi nous étions en formation PDM et une collègue a travaillé sur cet album avec des CE1.

    J'ai donc cité ton article pour les Cycle 3 ! Je pense que ton travail va être utilisé chez moi car ma présentation a eu l'air d'intéresser du monde :)

      • Samedi 19 Décembre 2015 à 20:01

        Merci pour cette "pub" et cette confiance!

        Bon, ça nous rapporte pas beaucoup de sous tout ça mais ça fait plaisir... tongue

    14
    Samedi 19 Décembre 2015 à 20:35

    Non effectivement, mais la notoriété et la confiance des lecteurs est plus importante pour moi que des sous !

    Bon, là avec le changement de blog, la notoriété est très faible! Mais ça va revenir!

    15
    Lundi 28 Décembre 2015 à 14:36

    Article tout simplement génial!!! J'aime beaucoup cette approche coopérative! Jusqu'à présent ici nous faisions un déballage oral en groupe (12 élèves environ) qui aidait à l'écriture individuelle par la suite. Le fait d'avoir une trace avec l'enregistrement est vraiment bien car on oblige encore plus les élèves à structurer une trame. Sauf qu'il faut avoir le matériel. D'où ma question: quel matériel avezvous utilisé pour les enregistrements?

    Merci à toi en tout cas!

      • Lundi 28 Décembre 2015 à 15:23

        Merci beaucoup Farfa!

        Nous avions à disposition: 1 dictaphone, 2 smartphones avec appli dictaphone, 4 tablettes de l'école + la mienne, l'ordi portable de ma collègue avec logiciel d'enregistrement.

        Il peut y avoir moins de matériel et enregistrements différés, car au final leur brouillon oral durait 1 minute maximum.

    16
    Lundi 28 Décembre 2015 à 15:28

    Oui pas bête cette idée d'enregistrement différé!!!! Faudrait que je trouve du matériel....parce que entre mon téléphone et ma tablette j'irai pas loin!!!!

    Franchement ton article m'a emballé! 

    Avez-vous demandé aux élèves de structurer leur langage oral pour l'enregistrement?

    17
    Lundi 28 Décembre 2015 à 15:40

    Plus ou moins. L'idée de base était d'avoir un "canevas" du texte, une trame. Mais comme nous avons donné les critères au même moment, les élèves ont utilisé les connecteurs, et donc structuré leur texte et parlé en "langage écrit", ce qui n'était pas l'effet recherché au départ. Ça a du positif pour certains qui ont pu "préparer" leur texte en langage écrit grâce aux apports des plus avancés; par contre je craignais qu'ils ne restent ensuite, au passage à l'écrit, que dans la copie de ce brouillon, la recherche du par cœur. Ils n'ont eu droit qu'à 2 écoutes avant de passer à l'écrit, sans droit d'y retourner pour éviter ça. Si les premières phrases sont parfois exactement les mêmes qu'à l'oral, la suite diffère.

    Après, ça peut être un autre scénario que de faire retravailler le brouillon oral avant de le transcrire complètement à l'écrit. Mais ça me semble plus artificiel comme situation.

    18
    Dimanche 3 Janvier à 15:46

    Je commence demain cool

      • Dimanche 3 Janvier à 15:55

        J'espère que ça répondra à vos attentes ;-) Ça met la pression!

        Tu me raconteras...

    19
    eramü
    Lundi 11 Janvier à 14:11

    Merci pour ce partage, ça donne de nouvelles pistes de réflexion ! 

    20
    Lundi 18 Janvier à 23:14

    Excellent article de fond. Je suis en plein dans la production d'écrits actuellement avec les ateliers d'écriture tels que les préconisent Dominique Bucheton. Cet article alimente ma réflexion, merci.

      • Mardi 19 Janvier à 21:08

        Merci de ce commentaire! 

        Là je suis crevée crevée mais promis je passe visiter chez toi très bientôt!

    21
    Zeublai
    Mercredi 3 Février à 14:43

    Bonjour,

    Très intéressant. Je pense que cela s'articulerait très bien avec Lector, lectrix. Dans le cas d'une réécriture sans le premier jet ils sont dans une situation de reformulation souvent plus enrichissante, je ne suis guère étonné que le groupe sans le 1er jet ait mieux fonctionné de ce point de vue.

    Merci du partage !

     

      • Mercredi 3 Février à 20:41

        Et merci du commentaire!

    22
    Dimanche 7 Février à 16:17

    Je passe en faisant mon p'tit tour qui me manquait tant et je tombe sur ton article génial! Bravo! J'ai hâte d'avoir les grands l'an prochain pour pouvoir me lancer de tels défis!

      • Dimanche 7 Février à 16:22

        Et bien écoute, je suis ravie que ça te plaise, et encore plus ravie que tu trouves le temps de passer!

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